Structure
Quels composants existent, avec quelles variantes et quels états.
J'ai transformé notre design system en un langage exploitable par l'IA : générer des maquettes plus vite, sans perdre les règles ni la cohérence du produit.
Contexte
Lors de la transformation de Société Générale Maroc en Saham Bank, nous devions faire évoluer l'application tout en intégrant rapidement de nouveaux modules.
En parallèle, je commençais à expérimenter le vibe coding pour accélérer la conception.
Le problème
Le problème n'était pas de générer. Le problème était de générer correctement.
PromptLovableInterface
Un design system est compréhensible par un designer. Pas nécessairement par une IA.
Notre design system contenait les composants et les règles visuelles nécessaires à la conception. Mais ces informations n'étaient pas structurées assez explicitement pour être correctement interprétées par un modèle.
Une couche de traduction.
/design-system ├── foundations.md ├── components.md ├── patterns.md ├── layout.md ├── typography.md └── governance.md
Le système
Quels composants existent, avec quelles variantes et quels états.
Dans quel contexte chaque composant doit être employé, et pourquoi.
Quelles contraintes l'IA doit respecter, et ce qu'elle doit refuser de faire.
Ce n'est pas du prompt engineering : c'est une couche de gouvernance.
Les quatre artefacts du système
Je n'ai pas ajouté d'outil : j'ai écrit noir sur blanc ce que l'équipe savait par cœur, dans un format que l'agent relit avant chaque écran.
Au lieu de « vert 600 », on dit « couleur de l'action principale ». Le nom dit à quoi la valeur sert.
<file name="DESIGN.md" lines={10} />
# DESIGN.md — rôles de tokens
surface.primary.solid: #014E48
usage: action principale
interdit: fond de page, texte
text.on.primary: #FFFFFF
usage: texte posé sur surface.primary.solid
space.4: 16px # échelle 4 / 8 / 12 / 16 uniquementRien de magique : du texte, relu et versionné avec le code. C'est ce qui permet à l'IA de générer dans nos clous plutôt qu'à côté.
Le workflow




Le résultat
Le workflow nous a fait passer de prototypes générés par l'IA, qui exigeaient une correction manuelle importante, à des interfaces produites à l'intérieur des contraintes de notre design system.
Générer et itérer sur des concepts en une fraction du temps précédent.
L'IA travaille à l'intérieur de règles de design définies à l'avance.
Moins de temps passé à corriger les interfaces générées dans Figma.
Résultats
≈ 400 h évitées
Gain financier évalué
Heures d'itération, de recette design et d'ingénierie économisées par cycle de livraison, en éliminant les boucles de retouche UI et les reprises de code hors design system.
−80 %
Temps d'alignement dev-design
Conformité visuelle et technique garantie dès le premier passage d'exécution LLM : la recette ne sert plus à rattraper l'écran.
−60 %
Charge mentale équipe
Élimination du travail répétitif d'ajustement de pixels. Un contrat unique de vérité apporte de la sérénité lors des mises en production.
L'avenir des design systems n'est pas seulement d'aider les designers à concevoir plus vite. C'est de rendre le design exécutable par l'IA.
Cette expérience a changé ma façon de penser les design systems. Ils ne sont plus seulement une source de vérité pour des équipes humaines : ils peuvent devenir une couche d'exécution pour des agents.
Ma conclusion
L'IA ne supprime pas le besoin de design system. Elle le rend plus important.
Mieux le système est structuré, documenté et gouverné, plus l'IA l'exécute de manière fiable.
Rendre la réservation de vol compréhensible au sein d'un produit financier réglementé.
Ouvert aux postes senior product / UX-UI designer en télétravail